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ActualitéAgriculture de proximité : retour sur notre action à Chalon sur Saône

4 juillet 20210
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Samedi 26 juin, la délégation Saône-et-Loire du mouvement Nouvelle Ère a été reçue au Domaine du Chétif Quart de Moroges (71) pour une rencontre autour de la viticulture biologique. Retour sur notre action à Chalon sur Saône. 

Depuis les années 1970, Martine et Pierre D’Heilly-Huberdeau se consacrent à la production, au développement et à la promotion du vin biologique en Saône-et-Loire. Autonomes et indépendants à chaque étape, de la culture à la commercialisation, ils produisent des vins selon des principes scientifiques vérifiés respectueux des terres, des agriculteurs et des consommateurs. 

Ce moment a permis au mouvement d’échanger longuement avec des professionnels passionnés sur les divers enjeux de la viticulture biologique. Nous avons pu évoquer, d’abord, les différentes classifications (bio, biodynamie, vins nature, etc.) et les certifications attenantes. Les contrôles sont réguliers et précis, tant sur les techniques agricoles que sur les produits utilisés. En dépit d’une reconnaissance aujourd’hui bien acquise, la viticulture biologique fait face à d’autres pratiques, plus ou moins exigeantes et assises sur des principes encore discutés. Cette diversité démontre que la viticulture, et plus généralement l’agriculture biologique, s’inscrivent dans des discussions plus larges et en constant renouvellement. 

Le vin bio est ensuite confronté à de fortes contraintes locales, rendant indispensable une territorialisation des politiques publiques agricoles. Les caractéristiques des sols et du climat placent les régions françaises dans des situations très différentes, ce qui explique par exemple l’avance de la Provence ou de la vallée du Rhône sur la Bourgogne et le Jura. Les traditions locales en matière de production et de consommation, plus ou moins prégnantes, sont également à considérer pour comprendre le petit nombre de domaines complètement convertis au biologique dans certaines régions. Les exportations, notamment vers l’Allemagne et l’Angleterre, assurent aux producteurs des ventes constantes en dehors du territoire. 

L’avenir, enfin, semble favorable à l’avènement de la viticulture biologique comme système dominant. Une nouvelle génération d’exploitants prend le relais de la précédente. Elle dispose souvent d’un bagage scientifique plus fourni, notamment grâce à la modernisation des formations agricoles, et d’une meilleure maîtrise des technologies de culture et de commercialisation. Le souci écologique gagne aussi une nouvelle génération de consommateurs qui dépasse peu à peu les préjugés et qui cherche des produits plus respectueux de l’environnement et des populations. 

Le mouvement Nouvelle ère tient à remercier encore une fois Martine et Pierre D’Heilly-Huberdeau pour leur accueil et pour le temps consacré à nos échanges. Ils nous ont permis de mieux comprendre les enjeux de la viticulture biologique et de mieux concevoir les contours d’une société de progrès au niveau local.

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